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mercredi 13 mars 2013

Ma liberté : - de choses pour +++ de bien-être



Comme beaucoup de monde, un jour j’ai eu des livres par centaines (voire un millier et quelques à une époque…). Je les chérissais comme la prunelle de mes yeux. J’ai eu également des CDs que j’écoutais en boucle,  des DVDs que je regardais rarement plus d’une fois, des vêtements en pagaille mais j'avais malgré tout l’impression de n’avoir rien à me mettre, des chaussures et des sacs dont parfois j’oubliais l’existence au fond d’un placard, divers objets disséminés dans mon appartement et prétendument censés refléter ma personnalité…

Ni plus ni moins que tout à chacun en fait.

A l’image d’un grand nombre de personnes qui disposent de caves et de greniers qui débordent, j’ai laissé pendant des années des cartons pleins à craquer dans le garage de mes parents. Ma chambre en colocation étant trop petite pour contenir ce que j’avais accumulé en seulement une petite vingtaine d’années d’existence. 

Le paradoxe de cette situation c’est que j’ai laissé croupir dans un garage froid, plein de poussière et à quelques kilomètres de mon nouveau chez moi (donc inaccessible rapidement) des objets dont je pensais qu’ils étaient suffisamment importants pour moi pour ne pas m’en débarrasser.

Et puis au bout de quelques années, j’ai à nouveau déménagé. Et à nouveau encore. Au final j’ai déménagé 9 fois en 10 ans. Et à chaque fois, le même rituel au moment de faire les cartons : ça, je garde ou pas ? Hmm, non, ça fera toujours ça de moins à porter. 

Mais j’avais beau me délester, il en restait pas mal encore. Certes je faisais du tri et je laissais partir certaines choses mais, régulièrement, j'en faisais entrer d'autres.


Avant d’habiter dans l’appartement où je suis désormais, j’ai vécu 3 ans dans un appartement partagé où mon espace personnel se résumait à plus ou moins 10m².
Dans ce contexte, les premiers mois j’ai essayé tant bien que mal de faire tenir dans cette surface ce que j’avais étalé dans plus large les six années précédentes.  Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai changé les meubles de place, tentant toutes les combinaisons possibles et imaginables, en espérant de manière utopique qu’une, sans doute, me garantirait plus de place. 


Plus de place, c’était ça dont j’avais besoin.  Mais il fallait se résoudre au fait que je ne pouvais ni re-déménager ni pousser les murs. Et dans ce cas, la seule solution à ma portée c’était de libérer de l’espace dans ce volume. 

J’ai alors commencé un long cheminement : je me suis questionnée sur l’utilité de posséder chaque objet qui se trouvait dans cette pièce. 

De l’agrafeuse au beau livre d’architecture.  
Tout, absolument tout, y est passé. 



Et j’ai fait mon mantra de cette citation de William Morris :
Have nothing in your house that you do not know to be useful or believe to be beautiful.

(N’aies rien chez toi que tu sais ne pas être utile ou ne pas trouver beau.)

Je n’ai pas tout fait d’un seul coup. J’ai étalé ça sur des semaines, voire quelque mois. Un  tiroir par ci, une étagère par là.

Voilà comment j’ai opéré :

  1. Je me suis promis d’être honnête avec moi-même sur ce coup-là  
  2.    Je me suis systématiquement posé la question  : Est-ce que j’ai REELLEMENT besoin de ça ? (comprendre : si cet objet disparaît, est-ce que je devrais m’en procurer un autre sous peine de trop galérer ou être vraiment triste sans ?) 
  3.  J’ai fais trois tas : A garder, Pas sûr, Bye Bye.
  4. J’ai mis le tas Pas sûr dans un carton que j’ai déposé au garage et je l’ai oublié. Dans l’idée je m’étais dit que si, dans les mois suivants,  je n’allais pas y rechercher ce que j’y avais mis, je pourrais intégralement me débarrasser de son contenu . Le fait est que je l’ai complètement oublié jusqu’à ce que je déménage. Pas suffisamment importants ou utiles pour moi : ils étaient devenus des objets Bye Bye.
  5. J’ai vendu/donné/jeté ce qui composait le tas Bye Bye

bibliothèque de minimaliste


Si vous vous lancez dans cette aventure (c’en est une) et que vous répondez honnêtement à la question précédemment citée, vous ferez sans doute le même constat que moi : on n’a pas besoin de grand-chose pour vivre heureux et confortablement.

Donc, j’ai beaucoup vendu sur internet et dans des vide-greniers. J’ai récupéré une somme non négligeable au final, mais qui ne signifie rien en comparaison de l’argent investi lors de l’achat de tous ces objets dont finalement je n'ai eu qu'assez peu l'usage. 

Quid des rollers que je n’ai utilisés que deux fois ? 


Et du sac à dos de 50 litres dont la taille ne correspond pas à ce dont j’ai besoin la plupart du temps quand je pars en vacances ? 


Est-ce que j’ai vraiment besoin d’avoir 4 sacs à main alors que je ne porte que celui-là ? Plus un cabas, plus des pochettes, plus un sac à dos…


Et qu’en est-il de tous ces livres que je ne relis jamais ?


De ces CDs que je peux très bien graver sur mon disque dur ?


Ai-je vraiment besoin d’avoir 6 chapeaux et 8 colliers, moi qui porte rarement l’un ou l’autre ?


Pourquoi j’ai 2 presse-agrumes ?


8 serviettes de toilette pour moi seule, ça fait beaucoup, non ?


Et avec ces 16 crayons à papier, je n’aurai pas assez de 10 ans pour les user…


Ma perceuse électrique, si je la revends, je pourrais très bien en emprunter une quand j’en aurai besoin (c'est pas comme si j'avais des trucs à percer tous les jours)


Je ne compte pas le temps passé à trier, prendre en photo, rédiger des annonces, les poster sur différents sites, faire des colis, aller à la poste, aller déposer des sacs bourrés à craquer aux associations caritatives (et les porter).

Mais ça n’est RIEN en comparaison du BONHEUR que je ressens à avoir moins de choses autour de moi, à avoir moins à ranger, nettoyer, faire attention à ne pas casser, stocker, aller chercher, remettre à sa place, porter dans les déménagements…

Je ne me rendais pas compte que j'étouffais, mais aujourd'hui je réalise que je respire VRAIMENT.

penderie de minimaliste



Se désencombrer d’objets inutiles c’est comme faire de la place pour plus de vie. Je sors plus souvent de chez moi, je fais plus de choses, je lis plus souvent, je me laisse tenter par des opportunités, je profite de l’espace libéré, je ne crains pas de m’éloigner trop longtemps ou trop loin de chez moi puisque finalement ce que j’ai gardé ne représente pas une grosse somme d’argent. Les cambrioleurs ou un quelconque sinistre peuvent bien faire leur affaire : je n’aurais pas perdu grand-chose.

Sans compter les économies de temps et d’argent réalisées ! Pas besoin de payer une cave, un grenier, un garage ou un espace de stockage privatisé. Pas besoin non plus d’un appartement très grand ou garni de placards et autres rangements.  Et tout ce temps que je ne passe plus à entretenir ces objets : les nettoyer, les ranger, etc…

C’est ça ma liberté : ne posséder que ce que j’utilise régulièrement, que ce qui est irremplaçable à mes yeux, que ce que je trouve beau. Etre minimaliste.

Aujourd’hui, je possède :

_ 49 livres
_ 1 CD (récemment offert par un ami)
_ 35 vêtements (vestes et manteaux compris)
_ 7 paires de chaussures (running shoes comprises)
_ 3 sacs de tailles différentes (1 pochette, 1 sac à main, 1 cabas)

Ainsi que des meubles, de la vaisselle, du linge, des outils de bricolage, de quoi écrire, dessiner et coudre (aussi important que bricoler pour moi). Réduits uniquement à ce dont j’ai besoin. 

Des souvenirs aussi.



Par contre, j’ai commencé une collection…

....de citations !

Le secret du bonheur ne se trouve pas dans le désir de vouloir plus mais dans la capacité à apprécier moins.  Socrate
Celui qui sait qu’assez est suffisant aura toujours assez. Lao-Tseu
Trop est pire que peu. Proverbe japonais
Attache moins d’importance à ce que tu possèdes qu’à ce que tu vis. Joshua Becker
La simplicité est exactement à mi-chemin entre pas assez et trop. Sir Joshua Reynolds
Un homme est riche de tout ce dont il peut se passer. Henry David Thoreau
La simplicité c’est l’harmonie parfaite entre le beau, l’utile et le juste. Frank Lloyd Wright
La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter mais lorsqu’il n’y a plus rien à enlever. Antoine de Saint Exupéry
La vraie valeur d’un homme réside non pas dans ce qu’il a mais dans ce qu’il est. Oscar Wilde
Si tu n’apprécies pas ce que tu as déjà, comment pourrais-tu être heureux avec plus ? Anonyme

Et ma préférée :


source

Les gens les plus heureux ne possèdent pas tout. Ils savent juste prendre le meilleur de tout. Anonyme



Envie de vous lancer dans une opération commando désencombrement ? Je ne peux que vous conseiller la lecture de l'Art de la simplicité de Dominique Loreau. Un des rares livres que j'ai offert plusieurs fois.


Prêt-e à savoir ce dont vous avez réellement BESOIN ? Vous risquez d'être surpris-e...

Là tout de suite, si je vous demande quel est le premier truc qui vous vient en tête, que vous avez chez vous et dont vous ne vous servez pas, vous répondez quoi ? C'est la question à 10 000$ du jour.

mercredi 30 janvier 2013

Et si la maison brûlait ? Qu’est-ce que vous sauveriez (à part votre peau) ?



Vous est-il déjà arrivé de rêver que votre home sweet home se faisait dévorer par les flammes ? 

Depuis un an que j’habite mon appartement, ce rêve est devenu bizarrement très récurrent. Pas de psychologie de comptoir s’il vous plaît, je pense que ceci est dû à deux choses très concrètes : 1) il y a eu un impressionnant incendie dans l’immeuble en face du mien l’année passée, 2) je m’absente régulièrement plusieurs jours d’affilée et allez savoir pourquoi j’ai l’impression que si j’étais sur place j’aurais plus de chance d’empêcher un tel désastre (sensation sans doute due à des superpouvoirs que je ne n’ai pas encore révélés, ni au grand jour, ni à moi-même). 

Je tiens à préciser le choix sémantique du mot "rêve" plutôt que "cauchemar" que certains d’entre vous pourraient me suggérer d’employer. Le fait est que je ne rêve pas qu’il y ait des gens en train de périr dans mon appartement en flammes, ou que je doive m’en échapper, ou même que mes voisins soient en péril du fait de leur proximité avec le feu, non, je visualise seulement mon appartement brûlé. Donc il s’agit uniquement d’une histoire de dégâts matériels. Ce qui en soit ne me terrifie pas suffisamment pour que cela puisse générer chez moi une quelconque angoisse : je suis du genre à vivre léger, à voyager léger, à préférer les gens, les endroits et les aliments aux choses. 

De fait, je n’ai pas de biens qui revêtent une quelconque valeur matérielle,  même pas un écran plat dis donc, quasiment tout ce qui m’appartient a appartenu à quelqu’un d’autre avant moi et j’ai réduit le nombre de mes possessions de manière significative (je peux même faire mon déménagement en une matinée, mise en cartons comprise, je le jure). Donc l’angoisse d’une perte financière due à un incendie, je ne connais pas. 

Mais j’ai beau vivre un mode de vie assez minimaliste, à continuellement me délester depuis plusieurs années des biens accumulés avec le temps, il y a quand même certains objets auxquels je suis profondément attachée. 

Evidemment, je survivrais à leur perte. Mais ils me manqueraient.


Je me suis donc posé la question : ces objets que je voudrais sauver des flammes, quels sont-ils ?

La réponse en image.

_ un sac en cuir, qui me vient de ma mère et que j’utilise tous les jours depuis des années
_ 3 galets, ramassés sur la plage d’une des îles d’Aran, en mer irlandaise
_ une écharpe, ramenée d’Ecosse par mes parents quand j’étais enfant
_ 3 carnets : des travaux graphiques et photographiques réalisés il y a quelques années + 1 carnet de citations
_ des photos
_ un portefeuille en cuir, qui me vient de ma mère
_ 3 pièces en argent de 100F, offertes par ma grand-mère paternelle
_ une montre, offerte par mon père
_ un bol , dans lequel j’ai bu des litres de chocolat chaud chez mes grands-parents maternels
_ un disque dur externe qui contient vies personnelle et professionnelle
_ un furoshiki, fabriqué par ma sœur


 Au quotidien, je me sers du sac, du disque dur, les galets sont sur mon bureau et le carnet de citations reste à portée de main. Le reste est emballé dans le furoshiki  et posé près de la porte d’entrée (ma sœur ayant eût la riche de m’en faire 2 identiques, je me sers du deuxième pour emballer et transporter diverses choses).



Pourtant, j’ai beau posséder peu d’objets et habiter dans un espace désencombré, j’ai quand même mis quelque temps à être sûre de mon choix. A savoir ce qui était vraiment déterminant pour moi, quels étaient ces objets qui me servaient de repères. 

L’intérêt d’un tel exercice c’est qu’il vous fait prendre conscience de la réelle valeur que vous apportez aux choses : pour moi, une valeur essentiellement sentimentale ; et de la part identitaire qu’ils véhiculent : ce sont des symboles se rapportant à des gens qui comptent et qui ont fait ce que je suis aujourd’hui, mais aussi à des périodes très constructives : enfance, productions universitaires et professionnelles, voyages…

Ces quelques objets que je choisirais de sauver des flammes sont particulièrement représentatifs de la personne que je suis.  Ils sont des marqueurs concrets de mon histoire, et, sans les revêtir de caractère sacré, je crois que si tous devaient être détruits dans un incendie, je me sentirais un peu perdue sans eux….jusqu’à ce que je me « fabrique » de nouveaux objets-totems au gré des rencontres et des expériences à venir.

 Tout le monde en aurait fait de même, me suis-je dis. Tout le monde aurait choisi de sauver des objets irremplaçables : des souvenirs de personnes et de moments importants.


source


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Que nenni.

Un projet photographique sur ce thème a été lancé il y a quelques années : The Burning House. Et en parcourant le Tumblr  qui lui est dédié,  que des centaines de personnes d’âges et de pays différents alimentent, je découvre avec stupeur que certains sont d’un pragmatisme ou d’une originalité à toute épreuve.

Il y a celles qui pensent à prendre une culotte propre, ou du déodorant, voire du vernis à ongles. 


Un paquet de cigarettes pour s’en griller une en regardant flamber l’appart ?


Celui qui a dessiné un plan pour s’enfuir au plus vite. 


Celui qui n’emporte que de la nourriture. 


Et même juste une part de pizza, tiens.


Ou bien une tranche du royal cake du royal wedding de Kate & William (oui, dans la boîte blanche).

Ceux qui pensent devoir se battre pour survivre dehors. 
Et ceux qui se disent que ça pourrait être utile d’armer une milice.


Il y a celui qui pense même avoir le temps de faire venir un camion de déménagement.


Et puis il y a les minimalistes.


Celui qui sauve ses biens les plus chers, et on le comprend bien.

Celle qui finalement se dit que non, juste ça.


Celui qui finalement se dit que non, rien. Et qui explique très bien pourquoi.


Enfin il y a celles et ceux qui pensent évidemment en priorité à ce qui est parfaitement irremplaçable et sans valeur quantifiable.


" Tout est remplaçable, sauf ma fille"


Hum, de quoi remettre les choses en perspective tout ça, non ? 

Moi qui croyais que tout le monde voudrait emporter avec soi des petits bouts de son histoire, je découvre que certains sont suffisamment forts dans leur tête pour être sûrs de se reconstruire après un tel épisode sans avoir pour béquilles des choses de plastique et de papier.  

Et que tout est relatif. 
Chacun choisit ses priorités.

Certains sont prêts à tout perdre, et ça ne les inquiète pas plus que ça.

Parce que finalement, la réponse à « Et si la maison brûlait ? Qu’est-ce que vous sauveriez ? », ça ne serait pas plutôt cette autre question ?

De toute façon, si tu n’as pas le temps de prendre avec toi quoi que ce soit, il faudra bien que tu fasses sans, non ? 


Et la vie continuera malgré tout.


Bin oui.


Et vous que seriez-vous prêts à laisser au feu ? ou pas…

dimanche 2 décembre 2012

High Tech VS Low Tech



La High Tech remplit les rayons de bon nombre de magasins. Il y en a même certains qui lui sont entièrement consacrés. Des temples de la haute technologie et de l’appareil électroménager où grands écrans et lave-vaisselles, alignés en rang d’oignons, attendent sagement leurs futurs propriétaires. La High Tech a révolutionné nos vies. Grâce à elle, ma mère n’a jamais lavé le linge à la main et j’ai regardé avec beaucoup d’excitation des châtaignes exploser dans le micro-ondes quand j’étais petite. La High Tech c’est formidable, on le sait bien, mais et la Low Tech alors ? 

La Low Tech c’est encore mieux. C’est utiliser des choses dont la version High n’a aucun intérêt (si ce n’est aux yeux des fabricants celui de nous faire sortir le portefeuille).

Donc une battle High Tech versus Low Tech, c’est un peu comme un duel entre Luke Skywalker et D’Artagnan : un sabre laser contre....une épée (un mousquet, plus précisément). 

Le sabre laser pourfendra-t-il l'armure de D'Artagnan ? Le kimono du jeune Padawan le protègera-t-il de la fine lame du 4ème Mousquetaire ? Suspense...


 Je suis définitivement une Low Tech girl. 

Franchement, quand on voit le jeu de jambe des adversaires lors d’un duel à l’épée, je ne comprends pas que tout le monde ne soit pas autant séduit que moi. 

Mais la grande force de l’épée face au sabre laser réside dans sa nature même : l’épée est un objet, donc seuls des muscles sont nécessaires pour pouvoir l’utiliser (ce qui, je vous l’accorde, n’est pas donné à tout le monde). Le sabre laser est une technologie. Et une technologie a besoin d’énergie. George Lucas s’est bien gardé de nous montrer Luke en train de changer les piles de son sabre laser ou encore de le brancher la nuit pour qu’il se recharge mais j’ai trouvé une source (très fiable) qui affirme qu’il faut un modulateur de cristaux pour permettre au sabre de se recharger. Et une autre indiquant que chaque composant d’un sabre laser  « possède une cellule d’alimentation standard, généralement au datium ». Je ne sais ce qu’est le datium mais m’est avis que ce n’est pas une énergie renouvelable.

La Low Tech utilise moins d’énergie, autant pour la phase de fabrication de l’objet que pour son utilisation. Le concept privilégie également l’usage de matériaux solides, conçus pour durer dans le temps, souvent d’origine naturelle et le design des produits est minimaliste au possible. 

Il y a depuis quelques temps une tendance Low Tech qui rapproche dangereusement le concept d’une hipster ou d’une bobo attitude. Bien que cette tendance ait le mérite de provoquer une émulation créatrice autour du sujet dans les milieux branchés du design, elle apporte également une connotation j’ai une barbe et une chemise de bûcheron mais j’habite à San Francisco parce que je suis un mec cool qui ne sied guère à la théorie originelle de la Low Tech : la simplicité tout simplement. Le reste on s’en fout.

Radio low tech : un bouton pour les stations, un autre pour le volume, des petits trous pour laisser passer le son. C'est tout ce qu'on lui demande.


Enfin, ce qui n’est pas pour me déplaire, la Low Tech fait la nique au tout-électronique auquel on nous habitue depuis quelques décennies. 

Attention ! Pas de méprise : je ne suis pas contre les avancées technologiques et les diverses améliorations de nos conditions de vie qu’elles permettent. La preuve : j’utilise un ordinateur pour écrire ce post et mon appareil électroménager favori (en fait le seul que je possède en mon nom propre) est un blender-mixeur que je chéris affectueusement (et que j’appelle secrètement Mon Précieux). Mais je pense que par désir de consommation et/ou par flemmardise, beaucoup de personnes se dirigent d’emblée vers des appareils électriques ou électroniques plutôt que de se demander comment faire autrement.

Une question que l’on m’a souvent posée est le meilleur exemple que je connaisse pour illustrer ce propos.  Lorsque j’explique que je fais mon pain et mes yaourts, il arrive qu’on me demande : « Qu’est-ce que tu as comme machine à pain/yaourtière ? ». Quand je réponds que je n’en ai pas, il y a d’un seul coup comme un flottement dans la conversation et je lis de l’incrédulité dans le regard de mon interlocuteur. « Comment tu fais ? » Comme tout le monde avant qu’on invente ces machines, j’utilise des ustensiles disponibles dans n’importe quelle cuisine et ça : 

L'outil le plus polyvalent à disposition de l'homme : la main. Rien à faire, on n'a pas encore réussi à fabriquer quelque chose d'aussi perfectionné



Il semble que pas mal de monde soit frappé d’amnésie relative aux techniques d’antan et quand je dis « d’antan » je parle d’il y a 50 ans, pas du Moyen-Age...

Voici donc une battle High Tech VS Low Tech qui vous présente mes alternatives favorites face aux produits dernière génération :

_ une bouilloire électrique : une casserole
_ une machine à café : une casserole + une cafetière à piston
_ un micro-ondes : une casserole
_une yaourtière : une casserole + une cocotte
_ une machine à pain : des mains
_ un cuit-vapeur électrique : une casserole + un cuit-vapeur en bambou
_ un sèche-linge : un étendoir
_ un aspirateur  : un balai


Vraiment, la Low Tech va elle aussi révolutionner votre vie. 





Ses avantages face à la High sont nombreux et non négligeables en termes de bénéfices apportés, jugez vous-même :

_ aucune panne. JAMAIS. Je répète AUCUNE PANNE

_ un prix jusqu’à 40 FOIS plus bas que son équivalent électrique (voire même gratuit pour les mains qui remplacent la machine à pain. Sauf si vous portez des prothèses, là évidemment la courbe s’inverse)

_ des matériaux solides et naturels

_ très peu de pollution à la fabrication (en comparaison avec les équivalents électriques)

_ des objets polyvalents et courants remplaçant des produits monofonctionnels : ma casserole remplace une bouilloire et un micro-ondes, me permet de faire des yaourts, du café ainsi que de cuire à la vapeur EN PLUS de tout ce qu’une casserole permet de faire. Et ma cafetière à piston se transforme en théière si je remplace le café par du thé (en vrac).

_ très peu de consommation d’énergie à l’usage

_ très peu de difficulté au recyclage

_ longue durée de vie (parfois même TOUTE LA VIE ou trans-générationnelle à l’image de ma cocotte Le Creuset dans laquelle ma grand-mère touillait déjà des trucs quand elle avait mon âge )

_ un design sobre voire minimaliste (pas de paillettes, pas de chichis, du brut de pomme donc aucun risque que votre casserole ne se démode)

_ très peu d’encombrement en terme de volume de l’objet

_ en cas d’incendie ou d’inondation, les pertes financières seront moindres. De même, si vous êtes victimes d’un cambriolage, il y a peu de risque que le malfaiteur soit intéressé par votre balai…

_ et enfin le plus surprenant : la Low Tech nous permet d’utiliser nos muscles ! En ces temps où l’homme n’a jamais été autant sédentaire, des petits gestes comme presser soi-même son café ou étendre son linge à la main nous rappellent à quel point il est ridicule de faire appel à une machine dans le seul but de nous éviter le moindre effort. 


Si malgré toutes ces bonnes raisons que je viens d’évoquer, vous n’êtes pas convaincu(e), peut-être est-ce à cause du temps ? Aaaaah ce fameux temps après lequel on court en permanence… Effectivement, le temps est un argument souvent avancé par les aficionados de la High Tech : je n’ai pas le temps de faire mon pain, je n’ai pas le temps d’étendre mon linge c’est plus simple et rapide de tout mettre dans le sèche-linge, je n’ai pas le temps de me faire du café, j’ai parfois à peine le temps d’appuyer sur le bouton de la machine alors….
…. Alors faire son pain prend 15 minutes (pendant lesquelles on peut passer un coup de fil _ en mode haut-parleur, vive la technologie, discuter de vive voix avec les autres membres du foyer, réfléchir, se perdre dans ses pensées), idem en ce qui concerne le linge à étendre, et pendant que l’eau du café ou du thé chauffe on peut faire n’importe quoi qui dure 2 minutes.

Il est faut de croire que les machines nous font systématiquement gagner du temps. Rien que le temps consacrer à les choisir fait exploser celui que les alternatives Low Tech nous font soi-disant « perdre ». Et si vraiment vous n’avez même pas le temps d’appuyer sur le bouton de la machine, alors il faut, je crois, ralentir…



Alors plutôt LOW ou HIGH Tech ? Ou bien un mélange savamment dosé en fonction des besoins et envies ? 

Avez-vous un objet Low ou HighTech dont vous pourriez difficilement vous passer ?